Infections bactériennes et pénicillines : 90% de fausses allergies !
Neuf patients sur 10 sont faussement étiquetés allergiques aux pénicillines, les empêchant de recevoir une antibiothérapie appropriée. Un rappel de l’utilité du score PEN-FAST pour identifier les patients à risque et un aperçu des recommandations SWAB pour gérer le patient et éventuellement réintroduire l’antibiotique écarté à tort, dans 2 présentations de ce 33ème "European Congress of Clinical Microbiology and Infectious Diseases" qui vient de se tenir à Copenhague.
Contrairement aux idées reçues, les vraies allergies aux pénicillines ne sont pas légion. Deux études récentes ont montré que 90% des patients étiquetés allergiques souffriraient plutôt d'effets secondaires que d'allergies. Une étude du BMJ1 a montré que > 85% des allergies à la pénicilline n'en sont pas sur base de tests cutanés ou de tests de provocation. Les vraies allergies sont rares avec une fréquence d'anaphylaxie estimée entre 1 et 5/10.000 traitements par les pénicillines. Les classes visées incluent la pénicilline et ses dérivés comme l'ampicilline et l'amoxicilline, les céphalosporines, les monobactames, les carbapénèmes et inhibiteurs de bêta-lactamases. Le score PEN-FAST permet d'identifier les patients à faible risque d'allergie en se basant sur quatre critères.
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