Fractures de la préménopause : est-ce une ostéoporose ?
L’incidence des fractures chez les femmes préménopausées varie de 0,5 % à 50 % selon les études et le type de fractures : fractures ostéoporotiques, factures de stress, fractures liées à une maladie (ostéomalacie, hypophosphatémie, malignité, nécrose avasculaire, dysplasie fibreuse…), à un médicament (glucocorticoïdes…). Quoi qu’il en soit, si 40 % à 80 % de la variation de la densité minérale osseuse (DMO) et de la microarchitecture osseuse est génétiquement déterminée, il faut se rappeler que nombre de maladies, le mode de vie, la vie hormonale peuvent influencer le pic physiologique de masse osseuse, et donc la DMO à l’âge adulte.
Quelques situations fréquentes en préménopause
La triade de l'athlète féminine se définit par la conjonction d'une aménorrhée, d'un apport calorique (trop) faible et d'une faible DMO. Chez ces femmes, la faible disponibilité énergétique prédispose aux blessures physiques, systémiques (ostéoporose), psychologiques et ainsi à de mauvaises performances.
Les contraceptifs contenant du β-estradiol ne nuisent pratiquement pas à la santé osseuse. A l'inverse, l'acétate de médroxyprogestérone sous sa forme dépôt induit une aménorrhée liée à la suppression de sécrétion des gonadotrophines avec inhibition subséquente de l'estradiol ovarien. Un mécanisme similaire de suppression ovarienne est observé avec la goséréline et l'elagolix, deux antagonistes des récepteurs de la GnRH utilisés en cas d'endométriose ou de fibromes avant chirurgie.
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