C'est aujourd'hui la Journée Mondiale des Maladies Inflammatoires Chroniques de l’Intestin
"Il n’y a pas d’âge pour une maladie de Crohn ou une rectocolite ulcéreuse". C’est le slogan de cette journée mondiale du 19 mai organisée à l’initiative de l’"European Federation of Crohn's & Ulcerative Colitis Associations" (EFCCA) pour attirer l’attention sur le fait que les MICI affectent aussi les personnes âgées et d’autant plus qu’elles présentent souvent des co-morbidités, sont polymédiquées et ont déjà une qualité de vie diminuée. Le diagnostic différentiel est large, le choix du traitement est compliqué notamment en terme de sécurité d’emploi, un aspect essentiel peu documenté chez les plus de 60 ans dans les études cliniques. Pour mieux connaître ces patients et leurs attentes en matière de soins et de qualité de vie, l’EFCCA lance ce 19 mai, une vaste enquête internationale. Les commentaires du Pr Edouard Louis, chef du service de gastro-entérologie (CHU de Liège).
Pourquoi cet intérêt pour les seniors ?
Pour le Pr Louis,"on se rend compte aujourd'hui que l'incidence reste stable dans la plupart des tranches d'âges sauf chez les adolescents, mais que la prévalence ne cesse d'augmenter du fait de l'accumulation des cas. C'est le résultat d'un "MICI boom" des années 70-80 qui fait que tous ces patients approchent aujourd'hui la septantaine. L'âge médian de la population MICI est passé de 35-40 ans à 45-55 ans. C'est un vrai changement épidémiologique auquel nous sommes confrontés". Des données récentes montrent que 65% des nouveaux diagnostics sont posés chez les 60-70 ans, 25% chez les 70-80 ans et 10% au-delà de 80 ans avec des disparités géographiques importantes.
Vous désirez lire la suite de cet article ?
Inscrivez-vous