Grossesse et anti-épileptiques : quel est le risque de malformations congénitales ?
Cette étude scandinave a examiné la sécurité d’emploi d’antiépileptiques prescrits en monothérapie en cours de grossesse. Quel est le risque de malformations congénitales majeures, une question bien d’actualité à l’heure où l’usage des antiépileptiques s’est notablement accru ces dernières années et en particulier dans les régions scandinaves.
En plus de l'épilepsie, les anti-épileptiques s'utilisent aussi dans les troubles bipolaires, les douleurs neuropathiques, la migraine et parfois en off label. La question est de savoir si toutes ces molécules sont sûres d'emploi chez la femme enceinte ou si certaines se démarquent de la liste. La littérature montre que le valproate (VPA), la phénytoïne et le phénobarbital sont à risque accru de malformations congénitales majeures (MCMs), la carbamazépine (CBZ) et le topiramate (TPM) sont suspectés de risque et la lamotrigine (LTG) paraît la plus sûre hormis à une dose élevée pré-grossesse (> 325 mg/j). Le lévétiracétam (LEV) est aussi considéré comme un antiépileptique des plus sûrs mais les résultats ont été obtenus chez des patientes faiblement exposées. Le fait aussi que la plupart des données découlent d'analyses de registres peut amener des biais d'interprétation. Dans ce contexte, cette nouvelle étude a voulu reconsidérer cette problématique de la sécurité d'emploi des antiépileptiques utilisés en cours de grossesse, avec pour critère le risque de MCMs.
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