Incidence de l’exposition aux antiépileptiques in utero sur la santé mentale
Cette large étude de cohorte en population a évalué l’association entre exposition à un ou plusieurs antiépileptiques in utero et la survenue de troubles psychiatriques dans l’enfance ou l’adolescence. Les résultats appellent à renforcer la vigilance vis-à-vis du valproate qui ne doit pas être utilisé durant la grossesse. Ils confirment une association entre exposition au topiramate et troubles de déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), retard intellectuel et troubles du spectre de l’autisme et révèlent une probable association de l’exposition au lévétiracétam avec l’anxiété et les TDAH. Les résultats concernant la lamotrigine, la carbamazépine et l’oxycarbazépine restent rassurants.
Pourquoi est-ce important ?
Les risques d'anomalies congénitales et neurodéveloppementales associés à l'exposition aux antiépileptiques in utero ont été largement décrits, en particulier pour le valproate. En revanche, le lien avec de possibles troubles psychiatriques a encore été peu exploré. Il paraissait donc important de comparer les différents antiépileptiques au regard de ce risque. Cette étude de cohorte nordique menée auprès de plus de 38.000 enfants de mères épileptiques a interrogé l'existence d'une association entre exposition à différents antiépileptiques au cours de la grossesse et survenue de troubles psychiatriques au cours de l'enfance et de l'adolescence.
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