Trop peu d’arrêts du tabac après un AVC
Le tabagisme chronique est un facteur de risque cardiovasculaire majeur. Son rôle dans le risque d’accident vasculaire cérébral (AVC) ischémique n’est plus à démontrer. En dépit de cette association, l’arrêt du tabagisme dans les suites d’un tel accident neurologique est loin d’être automatique, mais la littérature internationale ne permet pas d’accéder à des données chiffrées sur la persistance de l’addiction. Quel est par ailleurs son impact sur le pronostic cardiovasculaire à long terme ?
Les auteurs ont effecuté une analyse post hoc de l'essai randomisé SPS3 (Secondary Prevention of Small Subcortical Strokes) avait pour objectif d'évaluer les effets du contrôle intensif de la pression artérielle dans la prévention secondaire, après un petit accident vasculaire cérébral sous-cortical. Ont été inclus 2 874 patients tous victimes d'un AVC ischémique récent, répartis en quatre groupes selon leur statut tabagique : (1) non-fumeurs ; (2) anciens fumeurs ; (3) fumeurs ayant mis un terme à leur tabagisme dans les trois mois qui ont suivi l'AVC ; (4) fumeurs persistants au cours de ce laps de temps. Le critère de jugement principal combinait les évènements cardiovasculaires majeurs (ECVM) suivants : AVC (ischémiques et hémorragiques), infarctus du myocarde, décès toutes causes confondues.
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