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Traitement de l’épilepsie : un effet transgénérationnel du valproate ?

Une étude réalisée à la demande de l’Agence Européenne du Médicament suggère une augmentation du risque de troubles neurodéveloppementaux chez les enfants dont le père a été traité par valproate dans les 3 mois qui précèdent la conception. L’étude présente des limitations mais les résultats ont été jugés suffisamment préoccupants pour que soit demandé au laboratoire des analyses complémentaires. Pour rappel, le valproate fait déjà l’objet de mesures de vigilance avec un risque de troubles neurodéveloppementaux de l’ordre de 30 à 40% après une exposition maternelle.

Dans le traitement de l'épilepsie, le valproate a longuement occupé une place dominante avant que n'apparaissent des anticonvulsivants de nouvelle génération comme la lamotrigine ou le lévétiracetam. Mais aujourd'hui il est placé sous surveillance du fait d'un risque de troubles neurodéveloppementaux de l'ordre de 30% à 40% après une exposition maternelle. Dans une étude récente sur la sécurité d'emploi des anti-épileptiques, le valproate quelle que soit la dose, est classé à haut risque de malformations congénitales majeures comparé à la lamotrigine ou au lévétiracétam. En 2021, une étude avait inclus 108 personnes nées entre 1971 et 1999 après avoir été exposées in utero au valproate et présentant des complications, à qui il était demandé un avis sur la santé de leurs propres enfants entre avril 2017 et avril 2020. Sur les 187 enfants, 23% présentaient des malformations (mains, pieds, cœur, reins, spina bifida, etc.) et 44% des troubles neurodéveloppementaux (autisme, désordres psychomoteurs, déficit de l'attention, retard mental, etc.). Seuls 47% des enfants ne présentaient pas de troubles particuliers. Après la femme enceinte, c'est aujourd'hui le risque encouru avant la conception, en cas d'exposition du père au valproate ou un de ses dérivés, qui est analysé dans cette nouvelle étude.

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