Troubles des interactions cerveau-intestin, quelle est la prévalence dans la population obèse ?
Cette nouvelle étude(1) avait pour objectif d’évaluer la prévalence des DGBI (Disorders of Gut-Brain Interaction) définis sur base des critères de Rome, dans une population de personnes obèses avec un BMI > 30 kg/m2 comparé à des personnes non obèses avec un BMI compris entre 18,5 et 30 kg/m². Pas moins de 24 sous-groupes ont été analysés comprenant entre autres les troubles gastroduodénaux, intestinaux, ano-rectaux, les constipations fonctionnelles, les diarrhées fonctionnelles, les nausées chroniques et vomissements, etc. Une synthèse des résultats présentés à la "United European Gastroenterology Week" 2023 qui vient de se tenir à Copenhague en ce début décembre.
L'obésité est un facteur prédisposant de DGBI. La prévalence chez les personnes obèses est nettement moins connue que dans la population générale, ce qui tend à minimiser la prise en charge alors que les symptômes peuvent être très invalidants. Chez 114 patients présentant une obésité morbide, 87% présentaient au moins un trouble fonctionnel intestinal dont des diarrhées (16%), un colon irritable (30%), une constipation (29%), une distension abdominale (2%) etc. Un tiers avait un syndrome douloureux abdominal, 4% des douleurs fonctionnelles vésiculaires et 48% au moins un trouble fonctionnel ano-rectal (incontinence anale : 10%, proctalgie : 8%, dyschésie : 39%). L'objectif de cette étude était d'estimer en Europe, la prévalence des DGBI chez des personnes obèses avec un BMI > 30 kg/m2 comparé à des personnes non obèses avec un BMI compris entre 18,5 et 30 kg/m² et d'identifier les facteurs associés à ces troubles.
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