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Grossesse et antiépileptiques. La carbamazépine est trop prescrite ...

L’Agence nationale française de Sécurité du Médicament et des produits de santé (ANSM) met en garde contre une prescription trop importante de la carbamazépine chez les femmes enceintes. C’est la conséquence d’une enquête de terrain datant de 2022 effectuée chez 274 femmes enceintes qui s’inscrit dans le suivi de publications antérieures, montrant un risque accru de troubles neuro-développementaux sous carbamazépine. Dans son communiqué, l’ANSM renouvelle ses conseils aux patientes et aux professionnels de santé.

La question de la sécurité d'emploi des antiépileptiques chez les femmes enceintes est toujours à l'ordre du jour. Le valproate (VPA), la phénytoïne et le phénobarbital sont décrits comme à risque accru de malformations congénitales majeures, la carbamazépine (CBZ) et le topiramate (TPM) sont suspectés de risque et la lamotrigine (LTG) paraît la plus sûre hormis à une dose élevée pré-grossesse (> 325 mg/j). Le lévétiracétam (LEV) est aussi considéré comme un antiépileptique des plus sûrs mais les résultats ont été obtenus chez des patientes faiblement exposées. Une étude réalisée dans 5 pays scandinaves entre 1997 et 2019, a inclus 4.917.523 grossesses pour en finale en retenir 8.339 sous LTG, 2.674 sous CBZ, 2.031 sous VPA, 1.313 sous OXC, 1040 sous LEV et 509 sous TPM versus un groupe de 4.866.362 grossesses non traitées. L'épilepsie est l'indication la plus fréquente avec une préférence pour l'OXC et le LEV. Les résultats ont montré que la  prévalence de malformations congénitales majeures est la plus élevée après exposition au VPA ou au TPM avec des taux de 78,3/1.000 et 62,9/1.000, suivi par la LTG et la CBZ avec 37,7/1.000 grossesses et 33,7/1.000 grossesses.

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