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Traitement du VIH/sida en 2024 : le patient résistant / multi-résistant n’est pas en impasse thérapeutique

La pharmaco-résistance du VIH est un événement inéluctable. Elle est soit acquise soit favorisée par une mauvaise compliance au traitement antirétroviral. Quelle est l’ampleur du problème ? Comment le gère-t-on en 2024 ? Quelles sont les options thérapeutiques et leurs taux de succès ? Que nous réserve l’avenir ? Les réponses à toutes ces questions par le Pr Jean-Christophe Goffard, infectiologue, chef du service de Médecine interne (Hôpital Erasme).

En 2021, un rapport de l'OMS sur la résistance du VIH aux antirétroviraux faisait état d'un nombre croissant de pays atteignant le seuil de 10 % de résistance du VIH aux INNTI. Les patients expérimentés étaient trois fois plus susceptibles de développer une résistance à cette classe. Dans ce contexte, l'OMS soulignait la nécessité d'accélérer la transition vers des ART composés de nouvelles classes thérapeutiques comme les inhibiteurs de l'intégrase (INSTI). Le rapport appelait aussi à l'utilisation d'antirétroviraux (ARV) à barrière génétique élevée avec des formulations propices à une amélioration de la compliance. Trois ans plus tard, où en sommes-nous ? 

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