Gonarthroses avancées. Une bonne musculature réduit le risque d’arthroplastie
Cette nouvelle étude présentée au dernier congrès 2023 de la "Radiological Society of North-America" a utilisé une IRM 3T pour montrer qu’un patient avec des muscles extenseurs et fléchisseurs (ischio-jambiers) plus volumineux a moins de risque d’arthroplastie du genou. Le lien était connu mais non encore formellement démontré. De quoi encourager les programmes de musculation chez les patients avec des gonarthroses avancées. Les commentaires du Pr S. Abellaneda, chef du service de kinésithérapie (CHR Haute-Senne).
Dans la gonarthrose avancée, l'option proposée est la prothèse totale de genou (PTG). Certaines études avaient déjà émis l'idée que des muscles de la cuisse plus volumineux pourraient signifier moins de PTG mais sans apporter de preuves convaincantes. Dans cette nouvelle étude1, les auteurs ont repris l'idée en se servant cette fois de l'IRM 3T pour mesurer avec plus de précision, les volumes des muscles extenseurs et fléchisseurs (ischio-jambiers). Pour le Pr Abellaneda, "nous savons que les personnes souffrant de douleurs ostéo-articulaires persistantes au genou, ont généralement une diminution de leur force musculaire qu'il est possible d'évaluer par une mesure isocinétique des couples de force extenseurs et fléchisseur. Cette évaluation permet notamment de calculer des rapports fléchisseurs/extenseurs validés dans la littérature pour objectiver des déséquilibres entre les muscles antagonistes/agonistes, susceptibles de contribuer à expliquer un syndrome douloureux".
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