Prévention des infections sexuellement transmissibles. La pilule du lendemain existe...
La doxycycline connue de longue date devient aujourd’hui un traitement de choix pour endiguer la montée préoccupante de certaines infections sexuellement transmissibles (IST). Proposée notamment à des hommes gays et bisexuels et à des femmes transgenres, la doxycycline a réduit de moitié l’incidence de la syphilis et des infections à Chlamydia. Certains n’hésitent pas à parler d‘une sorte de pilule du lendemain contre les IST, d’autres sont moins euphoriques...
La montée des IST est aujourd'hui préoccupante avec en Europe selon le rapport ECDC, une augmentation de 48% des gonorrhées en 2022 par rapport à 2021, de 34% des cas de syphilis et de 16% des chlamydioses. Les CDC américains parlent d'une augmentation de 96% des gonorrhées en 2021 par rapport à 2000, 459% des syphilis et 132% des chlamydioses. Dans ce contexte, la doxycycline (DOX) connue pour son spectre large dans plusieurs indications est sous les feux de l'actualité. Dans l'étude DoxyPEP, la DOX 200 mg prise dans les 72 heures suivant un rapport sexuel non protégé, réduit de 80% les infections à Chlamydia et la syphilis et de 50% celles à gonocoques vs un traitement standard (SOC), dans une population de HSH et transgenres à San Francisco et Seattle.
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