Différer une antibiothérapie en cas de cystites : une bonne ou une mauvaise idée ?
Dans le traitement des infections urinaires basses, le concept d’antibiothérapie différée est apparu comme une option intéressante pour diminuer la consommation d’antibiotiques. Il consiste à commencer par un traitement symptomatique tout en laissant la porte ouverte à une antibiothérapie en cas de persistance ou d’aggravation des symptômes. Est-ce sensé ou seulement une perte de temps ? Une question pertinente d’autant que des études de validation font défaut...
Les infections urinaires sont à l'origine de près de 25% des prescriptions d'antibiotiques. Les cystites sont les plus fréquentes chez les femmes en ambulatoire. Les bactéries qui forment l'urobiome sont majoritairement des Gram + du genre streptocoques, staphylocoques, lactobacilles, Corynebacterium et des anaérobes comme Prevotella spp. et Gardnerella vaginalis. Celles classées comme pathogènes sur base de cultures d'urines en cas de cystites, sont E. coli (75% des cas), Klebsiella pneumoniae et Staphylococcus saprophyticus. À signaler que le portage simple d'un E. coli est peu prédictif de la présence de symptômes cliniques d'infections urinaires basses.
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