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Prenez en compte les coûts (in)directs des maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (MICI)

Tel est en tout cas le conseil d'une équipe de chercheurs américains qui a analysé les coûts des maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (MICI), une analyse nécessaire alors que la prévalence des MICI continue d’augmenter dans le monde entier. Une mesure clé pour lutter contre les coûts (in)directs élevés pourrait être un traitement précoce et agressif par des médicaments biologiques, en association avec à des biosimilaires, davantage d’équipes de soins multidisciplinaires et le tout soutenu par la télémédecine. « Ce n'est qu’ainsi que les soins aux patients atteints de MICI pourront être durables », écrivent-ils.

Environ 7 millions de personnes dans le monde souffrent de la maladie de Crohn ou de la colite ulcéreuse. La prévalence ne cesse d'augmenter à l'échelle mondiale, tout comme le coût qui y est associé. La question est de savoir à quoi doivent ressembler des soins durables pour les patients atteints de MICI afin de maîtriser ces coûts directs et indirects. Les coûts directs des MICI incluent les consultations ambulatoires, les hospitalisations, les procédures diagnostiques, les médicaments et les interventions chirurgicales. Dans les pays à revenu élevé, les prix annuels oscillent entre 9 000 et 12 000 dollars par patient. Les coûts indirects résultent de la perte de productivité due à l'absentéisme, au présentéisme, aux retraites anticipées et aux décès prématurés. De nombreux experts ont tenté de dresser un tableau complet de ces coûts indirects, mais tous s'accordent à dire qu'ils sont sous-estimés.

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