Traitement des infections à H. pylori : n’est-il pas temps de repenser l’antibiothérapie ?
Le traitement recommandé pour l’éradication d’Helicobacter pylori est aujourd’hui une quadrithérapie bismuthée ou non bismuthée concomitante, associant un IPP, l’amoxicilline, la clarithromycine et le métronidazole. Considérant aujourd’hui un taux de résistance > 20% de H. pylori à la clarithromycine et > 15% à la lévofloxacine, il était justifié de reconsidérer ce protocole. Une trithérapie guidée par la sensibilité à la clarithromycine déterminée par PCR, est-elle une option ?
Plus de la moitié de la population mondiale est infectée par H. pylori à l'origine d'ulcères peptiques, de gastrites chroniques et de cancers gastriques. Le traitement de référence d'une durée de 14 jours, associe un inhibiteur de la pompe à protons (IPP), l'amoxicilline (AMO), la clarithromycine (CLA) et le metronidazole (MET). Le problème est que ce schéma contribue à augmenter les taux de résistance qui atteignent déjà 21,4% pour la CLA, 15,8% pour la levofloxacine (LEVO) et 38,9% pour le MET selon une récente enquête menée dans 18 pays européens. Dans ce contexte, il faut revoir ce standard en tenant compte de la sensibilité du germe sans perdre en efficacité d'éradication. L'objectif est de réduire la consommation d'antibiotiques, limiter les résistances, les effets secondaires et les coûts de traitement.
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