Le diabète aggrave le pronostic du Non STEMI
Une analyse à long terme menée sur plus de 450 000 britanniques présentant un NSTEMI montre qu'il existe de fortes disparités dans la prise en charge de l’affection cardiaque entre les personnes diabétiques et les personnes non diabétiques avec un risque de mortalité plus élevé à tous les moments de l'étude et jusqu'à 10 ans après l’évènement aigu.
Le diabète est un facteur majeur de risque d'infarctus du myocarde sans élévation du segment ST ou NSTEMI. Des études ont montré une majoration du risque de mortalité chez les patients diabétiques en cas d'infarctus du myocarde. Ces patients sont-ils correctement pris en charge à leur admission à l'hôpital ou au cours de leur suivi ?
Le but de l'étude d'Andrew Cole et coll. (Newcastle-under-Lyme, Royaume-Uni) était d'évaluer comment le diabète modifie le pronostic des patients britanniques admis à l'hôpital pour un NSTEMI : 456 376 adultes hospitalisés entre janvier 2005 et mars 2019 en Angleterre et au pays de Galles dont 112 576 (25 %) diabétiques tous types confondus. Il s'agit d'une population hétérogène qui a en commun de présenter une dysglycémie traitée par des modalités diverses, allant de la modification du régime alimentaire et du mode de vie à la prise de médicaments par voie orale voire à l'insuline sous-cutanée. Le critère d'évaluation principal était la mortalité toutes causes confondues, plus précisément la mortalité à 30 jours, à 1 an, à 5 ans et à 10 ans.
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