Coxarthrose et gonarthrose : retarder l’arthroplastie grâce aux programmes d’éducation/rééducation
Les recommandations cliniques concernant la prise en charge de la coxarthrose et de la gonarthrose sont formelles sur un point : l’arthroplastie ne doit être envisagée qu’en dernier recours, après échec patent des mesures conservatoires classiques. Encore faut-il que les patients reçoivent des conseils éducatifs appropriés qui portent notamment sur la pratique de l’exercice, la rééducation éventuelle, les traitements in situ ou encore le contrôle du poids.
Trop souvent, les patients choisissent d'emblée l'option chirurgicale en sautant les étapes préliminaires, pas forcément à leur avantage. Des programmes bien structurés et soigneusement élaborés dans le cadre d'une décision médicale partagée devraient changer la donne et éviter autant les déceptions que les complications post-chirurgicales.
Il importe au passage de valider les résultats concluants de certains essais randomisés en les transposant dans le monde réel. A cet égard, les résultats à court terme d'un programme combinant éducation et exercices physiques supervisés peuvent-ils influer sur l'indication ultérieure d'une arthroplastie au terme d'un suivi de deux années ? Une grande étude de cohorte danoise basée sur des registres apporte des éléments de réponse à cette question.
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