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Incontinence fécale active. Le botox, une option en 2ème ligne ?

Après échec des traitements conservateurs de première intention, des options invasives sont proposées mais avant de s’y résoudre, l'injection intra-rectale de toxine botulique (BoNT/A) est certainement à considérer. Dans cette nouvelle étude, elle se signale par un effet durable, une bonne tolérance et une mise en œuvre simple qui en fait une alternative mini-invasive prometteuse pour le traitement de l'incontinence fécale active par impériosité.

La prévalence de l'incontinence fécale (IF) se situe entre 5 et 15 % avec un impact significatif sur la qualité de vie. Elle touche autant les hommes que les femmes et est considérée comme un sujet tabou qui n'est pas abordé dans les consultations. Les causes les plus fréquentes sont des troubles neurologiques, une sclérose systémique, un diabète, des maladies inflammatoires chroniques de l'intestin, des lésions périnéales localisées (fistules...), des traumatismes périnéaux obstétricaux, des chirurgies bariatriques ou digestives. La mise au point doit comporter un interrogatoire approfondi portant sur le type de IF (active ou passive) sur base de l'échelle de Bristol et la fréquence et la sévérité des épisodes. Le traitement initial comprend des mesures hygiéno-diététiques conservatrices, des médicaments (lopéramide, colestyramine...), une rééducation périnéale, la stimulation électrique transcutanée du nerf tibial postérieur (PTNS) et une irrigation trans-anale (patients neurologiques).

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