Hypertension artérielle et consommation d’alcool. Tolérance zéro selon les nouvelles recommandations 2025 AHA / ACC
Dans leurs nouvelles recommandations (1) publiées fin août 2025, l’"American Heart Association" (AHA) et l’"American College of Cardiology" (ACC) abordent la question de la consommation d’alcool dans la prévention et la prise en charge de l’hypertension artérielle. Le verdict est sans appel : c’est quasiment une tolérance zéro chez tout adulte hypertendu ou à risque pour améliorer sa santé cardiovasculaire (classe 1, niveau de preuve A). L’ancienne croyance selon laquelle l’alcool serait bénéfique à petites doses, est fortement remise en question selon une récente analyse (2).
Plusieurs méta-analyses ont confirmé l'effet dose-dépendant de l'alcool dans la survenue d'une HTA. Une consommation > 20 g/j (2 verres standards) est associée à un risque accru chez les femmes et les hommes. L'effet prétendument protecteur d'une faible dose (< 20 g/j) est remis en question même chez les femmes. Pour le "binge drinking" chez les adolescents et les jeunes adultes, le risque de PA > 130/80 mmHg est élevé en cas de pratique occasionnelle (OR = 1,23) et encore plus élevé en cas de pratique fréquente (OR = 1,64). A contrario, une réduction de la consommation d'alcool abaisse la PAS et la PAD de respectivement 3,3 mmHg et 2 mmHg dans cette méta-analyse de 15 études interventionnelles (n = 2.234). Une revue systématique de 36 essais (n= 2.865 participants) a aussi montré une réduction moyenne de -5,50 mmHg chez les personnes qui boivent en moyenne 72 g/j et qui réduisent leur consommation d'environ 50 %. Pour le Royaume-Uni, plus de 7.000 hospitalisations et 678 décès d'origine cardiovasculaire seraient évités chaque année.
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