Endométriose : un impact sous-estimé sur la santé mentale
Longtemps sous-exploré, l’impact de l’endométriose sur la santé mentale des patientes concernées peut être lourd et prendre des formes particulièrement graves. Une récente étude canadienne met ainsi en évidence un risque accru de comportement auto-dommageable (automutilation, abus de substances, overdose…). Deux grands facteurs semblent en jeu ici : l’intensité des douleurs et leur chronicité.
Publiée en décembre 2025 dans Obstetrics & Gynecology, cette étude a été menée par une petite équipe canadienne (Toronto et Kingston, Ontario) (1). L'objectif était d'évaluer, à l'échelle d'une population, l'association entre endométriose et un ensemble de comportements auto-dommageables incluant suicide, automutilation, abus de substances et overdose.
Les données utilisées pour cette étude de cohorte rétrospective appariée étaient issues d'une base gouvernementale de données de santé pour la province d'Ontario et portaient sur la période 2010-2022. Ces chercheurs en ont extrait les données de femmes âgées de 18 à 50 ans ayant reçu pour la première fois un diagnostic d'endométriose.
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