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COVID-19: Ne sacrifions pas les médecins étrangers pour faire face au coronavirus

BRUXELLES 11/05 - Le Comité interuniversitaire des médecins assistants candidats spécialistes (CIMACS), syndicat des médecins en formation (MACS) francophones, a appris ce jour que le Centre Démocrate Humaniste introduira une proposition d’amendement aux changements introduits le 22 avril 2020 à la loi du 10 mai 2015 concernant la dispense spéciale accordée aux médecins provenant d’un pays hors l’Union Européenne pour exercer la médecine. Environ 70 médecins seraient concernés par la mesure en question.

Pour rappel, les médecins qui reçoivent ces dispenses pour pratiquer temporairement la médecine pendant 1 ou 2 deux ans et ainsi se former en Belgique pour acquérir des compétences particulières à exporter dans leur pays d'origine. Le 22 avril dernier, des changements à la loi de 2015 ont été apportés afin d'exclure pendant 1 an l'arrivée des médecins hors UE. Ces modifications prennent tout leur sens à une période où la formation des médecins exerçant déjà en Belgique est fortement compromise par le remaniement des services hospitaliers et l'extrême diminution d'activités cliniques non-COVID.  

À l'heure actuelle, nous ne savons pas comment le Plan d'Urgence Hospitalier et la pandémie COVID-19 vont affecter à moyen terme le nombre de place de stage pour les médecins formés en Belgique. Pourtant, le CDH veut permettre à environ 70 médecins hors UE de venir travailler sur le sol belge pendant cette crise sans précédent.  

Cette proposition semble découler d'un ressenti politique de manque de force de travail parmi les professionnels de la santé pendant la pandémie COVID-19 : il nous semble inacceptable de priver à notre tour les pays hors-UE de médecins (alors que ces pays sont souvent en pénurie), sans oublier que les médecins étrangers sont souvent sous-payés pour effectuer les mêmes taches que les médecins ressortissants d'une université belge. 

Il faut surtout rappeler que, même s'il est vrai que si la charge de travail des professionnels de la santé pourrait être soulagée pendant cette période, c'est surtout la problématique plus grande financement de lits supplémentaires et, en prenant de la hauteur, de tout le secteur des soins de santé qui doit être taclée en urgence par les politiques dans le cadre de la pandémie et la construction de meilleures bases sociétales pour l'après-pandémie.

Le principe même de stage en Belgique pour acquérir des compétences spécifiques n'est plus applicable en période de pandémie, au vu des remaniements dans les différents milieux de soins. 

Au vu de ces arguments, nous souhaitons soutenir la perspective d'un report de ces stages spéciaux à un moment où il sera possible pour les médecins étrangers d'apprendre dans des meilleures conditions. 

 

Dr. Giovanni Briganti • CIMACS

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