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COVID-19: l'UE va pouvoir accélérer après l'autorisation d'un deuxième vaccin

BRUXELLES 06/01 - Face aux critiques sur la lenteur des campagnes de vaccination, les Vingt-Sept de l'Union européenne vont pouvoir accélérer le rythme avec le feu vert donné mercredi par Bruxelles à un deuxième vaccin contre le Covid, celui du laboratoire américain Moderna.

Après l'aval accordé le 21 décembre au vaccin mis au point par l'alliance de l'Américain Pfizer et de l'Allemand BioNTech, la Commission européenne a décidé d'une "autorisation conditionnelle de mise sur le marché" pour le vaccin de Moderna, quelques heures après une recommandation favorable de l'Agence européenne des médicaments (EMA).

Les premières livraisons de ce vaccin dans l'UE devraient commencer la semaine prochaine, selon l'entreprise américaine de biotechnologie. Et donner une nouvelle impulsion aux campagnes de vaccination sur le continent où les critiques montent face à la lenteur du processus, en retard par rapport aux Etats-Unis, au Royaume-Uni ou Israël.

"Avec le vaccin Moderna, le deuxième désormais autorisé dans l'UE, nous aurons 160 millions de doses supplémentaires", s'est félicitée la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.

"Et davantage de vaccins vont suivre. L'Europe s'est assurée de jusqu'à deux milliards de doses de potentiels vaccins anti-Covid-19", a-t-elle ajouté.

Pour protéger l'ensemble des 450 millions d'Européens, "nous aurons plus de vaccins sûrs et efficaces que nécessaire", a assuré la cheffe de la Commission, une institution qui s'est chargée de faire des commandes groupées auprès des fabricants de potentiels vaccins.

La stratégie de l'exécutif européen a été récemment attaquée, certains en Allemagne lui reprochant notamment de n'avoir pas réservé suffisamment de doses -300 millions- du vaccin de Pfizer-BioNTech.

La Commission est en train de négocier la livraison de doses supplémentaires pour ce vaccin, sans vouloir donner de chiffre, mais fait valoir qu'elle a voulu maximiser ses chances pour lutter contre le virus en négociant avec un éventail de laboratoires.

"Rythme croissant"

"Nous avons négocié le portefeuille de vaccins le plus large au monde pour tous nos Etats membres", a souligné mercredi la commissaire européenne à la Santé, Stella Kyriakides.

La Commission a également conclu des contrats avec AstraZeneca, Johnson & Johnson, Sanofi-GSK et CureVac, et envisage d'en signer un avec l'Américain Novavax.

Avec l'autorisation du vaccin de Moderna, après celui de BioNTech-Pfizer, "460 millions de doses seront distribuées à un rythme croissant dans l'UE et d'autres suivront", a affirmé la commissaire, appelant les Etats membres à "s'assurer que le rythme des vaccinations suit".

Les campagnes de vaccination ont commencé le week-end des 26-27 décembre dans la plupart des Etats de l'UE mais la lenteur du démarrage dans plusieurs pays, dont la France, suscite des inquiétudes, tandis que la pandémie fait rage.

Seules 7.000 injections y ont été réalisées, alors que l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne -ainsi que le Royaume-Uni- ont dépassé plus ou moins largement les 100.000.

Les Pays-Bas sont quant à eux devenus mercredi le dernier pays de l'Union à lancer leur campagne.

La Commission s'est chargée de réserver les doses et de négocier les prix au nom des 27, mais "c'est ensuite aux Etats membres de conclure des contrats spécifiques avec les fabricants", a précisé un porte-parole de l'exécutif européen mercredi.

De même, les "contraintes logistiques" relatives à l'acheminement des vaccins sont directement discutées entre les Etats et les fabricants, qui s'entendent sur des solutions de transport et des lieux de réception.

L'EMA, qui s'est retrouvée sous la pression des Etats membres, avait avancé à cette semaine la réunion initialement prévue pour le 12 janvier en vue d'examiner le vaccin Moderna.

Déjà autorisé aux Etats-Unis, au Canada et en Israël, il est administré en deux injections dans le bras à 28 jours d'intervalle.

Il s'est révélé efficace à 94,1% contre le Covid-19 comparé à un placebo au cours d'un essai clinique sur 30.400 personnes, avec une performance légèrement meilleure chez les jeunes adultes que chez les plus âgés.

La semaine dernière, l'EMA avait fait savoir que le vaccin conçu par le géant pharmaceutique britannique AstraZeneca et l'Université d'Oxford ne devrait pas recevoir d'autorisation dans l'UE avant février.

bur-alm/fmi/bds • AFP

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