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Droits humains: la Belgique présente son état des lieux aux Nations Unies

BRUXELLES 05/05 - La Belgique, par la voix de sa ministre des Affaires étrangères Sophie Wilmès, a présenté et défendu mercredi matin son bilan en matière de droits humains, dans le cadre de l'Examen Périodique Universel (EPU) du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies. Le pays est soumis à cet exercice pour la troisième fois, après 2011 et 2016. Le but est entre autres d'examiner comment la Belgique avance dans l'implémentation des recommandations issues de l'exercice précédent.

La Belgique avait accepté 187 recommandations lors de son précédent EPU en janvier 2016, rappelle Sophie Wilmès mercredi. Entre-temps, le pays a notamment ratifié la Convention d'Istanbul sur la lutte contre la violence à l'égard des femmes et la violence domestique, et a créé légalement un Institut fédéral pour la protection et la promotion des droits humains (IFDH), dont le secrétariat a été installé en février dernier. Il est cependant limité, pour le moment du moins, aux questions de droits humains relatives aux matières fédérales, ce qui n'en fait pas une institution nationale des droits humains (INDH) telle que recommandée par de nombreux organes internationaux compétents à la Belgique depuis des années.
 
Un des boulets que traine la Belgique depuis des années est sa surpopulation carcérale, régulièrement pointée du doigt. Cela a encore été le cas mercredi, de nombreux intervenants des autres pays recommandant de poursuivre l'amélioration des conditions de détention dans les prisons belges. "Depuis 2013, la Belgique a connu une diminution marquée de sa surpopulation carcérale", a répondu Sophie Wilmès aux remarques. "On était à un taux moyen de surpopulation de 11% sur la période 2015-2020. Le pays continue ses efforts, notamment au niveau de l'infrastructure" (construction de prisons et centres d'internement).
 
De nombreux États ont par ailleurs pointé la nécessité de lutter sans ambiguïté contre les pratiques de profilage ethnique ("interdit en Belgique", a rappelé la ministre Wilmès), et se sont inquiétés des cas potentiels d'usage abusif de la force de la part des forces de l'ordre. Il faut y "faire toute la transparence", a notamment pointé l'Autriche, qui a aussi appelé à améliorer la collecte de données sur les violences faites aux femmes.
 
"Nous avons prévu au niveau fédéral de doubler les montants pour la prise en charge des victimes de violences sexuelles (d'ici 2023)", a remarqué la ministre Sophie Wilmès, qui rappelle aussi que le fédéral va faire passer de 3 à 10 le nombre de Centres de prise en charge des violences sexuelles (CPVS) existants.
 
L'Examen périodique universel est un exercice spécifique du Conseil des droits de l'homme de l'ONU. Les 193 États membres des Nations Unies y sont soumis tour à tour, lors de cycles de quatre ans et demi. Depuis 2017 et jusqu'en 2022 (3e cycle), chaque pays passe pour la troisième fois par cet examen, au fil des différentes sessions du groupe de travail de l'EPU.
 
La "troïka" chargée du document final sur la Belgique est composée du Togo, de l'Autriche et de l'Indonésie. Leurs délégués composeront un rapport résumant les débats et listant toutes les recommandations formulées par les autres États membres des Nations Unies, qui sera adopté une première fois vendredi. 

Claire Dubois • Belga News

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