Médecine et morale, un couple diabolique ? (Dr Lawrence Cuvelier)
BRUXELLES 06/07 - La différence de l’état de santé de nos patients selon leur catégorie sociale est frappante. Majoritairement, les classes défavorisées sont les plus réfractaires à des changements comportementaux. Mais quand on soigne avec compassion ce type de population, qu’on essaie de comprendre sans juger, des liens de confiance se tissent.
Croire que les médecins se trouvent au-dessus des préoccupations morales de la société dans laquelle ils vivent est une dangereuse illusion mais sans doute un idéal dont se bercent la plupart des praticiens.
On peut faire l'inventaire des facteurs qui contribuent à la bonne santé des individus - alimentation, hygiène de vie dans laquelle figure la consommation de tabac et de l'alcool… - et on constatera rapidement que le niveau socio-culturel est un élément déterminant pour expliquer les inégalités en matière de santé. Bien entendu, chacun peut être victime de maladie génétique, de psychose ou de maladies dans lesquelles les facteurs environnementaux n'interviennent que fort peu (comme dans 2/3 des cancers) … Toutefois, on ne peut qu'être frappé par la différence de l'état de santé de nos patients selon leur catégorie sociale.
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