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COVID-19 : les médecins candidats spécialistes au front

BRUXELLES 16/03 - Au nom du Comité Interuniversitaire des Médecins Assistants Candidats Spécialistes, je souhaite (Dr. Giovanni BRIGANTI) faire le point sur les répercussions de la pandémie de Covid-19 sur le travail, ainsi que la formation des médecins candidats spécialistes.

Pour rappel, les médecin candidats spécialistes possèdent un rôle et une fonction bicéphale : ils sont à la fois des médecins devant assumer la continuité des soins dans les hôpitaux et dans les cabinets de médecine générale, ainsi que des professionnels en formation, devant suivre une série de cours et devant présenter une série d'examens, à des moments spécifiques de leur formation. Les formations et séminaires sont pour l'instant annulées suivant les communications respectives des différents universités, hôpitaux universitaires et autres lieux de stage hospitaliers ainsi que les cabinets de médecine générale.

Les conditions de travail des médecins candidats spécialistes sont pénibles déjà en conditions normales. Une pandémie telle que nous la connaissons aujourd'hui aggrave fortement ces mêmes conditions de travail et ce pour l'ensemble des soignants.  En effet, si nous considérons que nous menons actuellement une guerre sanitaire en Belgique, les médecins candidats spécialistes sont les soldats en première ligne, et ce d'autant plus après l'activation du Plan d'Urgence Hospitalier qui en train de chambouler la routine des activités cliniques dont les médecins candidats spécialistes assurent en grande partie le fonctionnement, sous la direction de leurs maîtres de stage et directions médicales respectives. Nos collègues candidats spécialistes en médecine générale sont dans la même situation, voir font face à une exposition majeure.

Néanmoins, nous, les médecins candidats spécialistes sommes exposés à un risque important de contamination au vu du manque de masques et autres moyens de protection. Nos proches le sont également. Cependant, tous les médecins candidats spécialistes en hôpital ou médecine générale sont en train de faire preuve d'un haut niveau de professionnalisme et d'abnégation et ce dans l'intérêt de la santé publique, des éléments qui ne sont pas souvent reconnues par les niveaux de pouvoir politiques et académiques. En ce moment, nous ne comptons plus le nombre d'heures supplémentaires que nous prestons. 

Je me réjouis de pouvoir compter sur une collaboration stricte avec le cabinet de la Ministre Fédérale de la Santé pour faire remonter les plaintes spécifiques des médecins candidats spécialistes, et les adresser en concertation.

Ceci n'est pas le moment pour critiquer mais bien de soutenir nos décideurs et en particulier notre Première Ministre. Le temps viendra, une fois la crise résolue, de tirer une dernière fois la sonnette d'alarme sur nos conditions de travail et les standards de soins que nous pratiquons aux patients.

Dr. Giovanni BRIGANTI, Président du CIMACS

 

CIMACS