Traitement du VIH/sida par des INI: faut-il craindre une résistance initiale en 1ère ligne? (CROI 2022)
22/02 - L'étude (1) avait pour objectif d'évaluer la prévalence des mutations associées à une résistance transmise aux inhibiteurs de l'intégrase (INI) et aux inhibiteurs nucléosidiques ou nucléotidiques de la transcriptase inverse administrés en première ligne. C'est une initiative du consortium MeditRes HIV qui a recruté en France, en Grèce, en Italie, au Portugal et en Espagne, des patients nouvellement diagnostiqués et naïfs d'ARV entre 2018 et 2021. Les résultats montrent une très faible prévalence d'une résistance cliniquement pertinente aux INI de deuxième génération (dolutegravir et bictegravir) rendant très peu probable une résistance initiale à un traitement de première ligne…
Les inhibiteurs de l'intégrase font maintenant partie du traitement de première ligne des patients VIH+. La question d'une résistance initiale à cette classe thérapeutique s'est posée et c'est pour y répondre qu'a été conçue cette étude incluant des patients naïfs de traitement dans 5 pays du sud de l'Europe.
L'étude a inclus 2.705 patients (72,2% d'hommes), d'âges inférieurs à 30 ans (21,1%), de 30 à 50 ans (45,3%) ou supérieurs à 50 ans (23,4%) pour les dossiers évaluables. Un patient sur deux est européen, un sur quatre est africain. A l'inclusion, le taux de CD4 est < 200 cellules/mm³ chez 24,7% des patients, compris entre 200 et 350 cellules/mm³ chez 20,2%, entre 350 et 1.000 cellules/mm³ chez 36,7% des patients et > 1.000 cellules/mm³ chez 1,3% des patients. La charge virale exprimée en nombre de copies/mL est inférieure à 100.000 chez 40,5% des patients, comprise entre 100.000 et 500.000 chez 25,3%, supérieure à 500.000 chez 18,9%, et inconnue chez 15,3%. Trois quarts des patients ne présentent pas de co-infection par le virus de l'hépatite B ou par le virus de l'hépatite C.
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