Mélanome en stade IIB/IIC : Un anti-PD1 en adjuvant allonge la survie sans rechute
Les données actualisées(1) de l'étude Keynote-716 présentées à l'ASCO 2022 montrent qu'un anti-PD1 en adjuvant réduit de 6% le risque de métastases à distance et allonge significativement la survie sans rechute à 2 ans après résection d'un mélanome de stade IIB ou IIC. Ces résultats posent la question des facteurs prédictifs de récidive et de la détection d'une éventuelle maladie résiduelle afin de mieux sélectionner les patients les plus susceptibles de bénéficier de cette approche déjà en stade II.
Aujourd'hui 75% des mélanomes sont diagnostiqués au stade I, 15 % au stade II, 7,5 % au stade III et 2,5 % au stade IV. Les stades IIB et IIC sont reconnus pour un risque élevé de récidive (40% en stade IIC) et une mortalité quasi équivalente à celle qu'on retrouve dans les stades IIIA et IIIB. Le traitement est l'exérèse chirurgicale large de la lésion, avec des marges définies selon l'indice de Breslow. Pour diminuer le risque de rechute dans les stades IIIA-IIIB, une immunothérapie par anti-PD1 ou une thérapie ciblée par anti-MEK ou anti-BRAF est proposée en adjuvant sur base des études Keynote-054 et CheckMate 238 qui ont montré un allongement significatif de la survie sans progression avec un anti-PD1 en adjuvant. Les taux de survie à 5 ans atteignent 93% / 83% (IIIA/IIIB) alors qu'ils ne sont que de 87% / 82% dans les stades IIA/IIB seulement réséqués. D'où l'idée de traiter les stades IIA/IIB comme les stades IIIA/IIIB.
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