Trithérapie à inhalateur unique en monodose : stabilité de la maladie, compliance et moindre coût
Si les essais cliniques déjà réalisés avec la trithérapie en inhalateur unique et à prise quotidienne unique furoate de fluticasone/uméclidinium/vilanterol (FF/UMEC/VI), ont permis de prouver l’efficacité du traitement dans la BPCO, qu’en est-il de l’impact de ce traitement sur la stabilité de la maladie, la compliance et l’adhésion au traitement et le coût de prise en charge des décompensations en cas de prescription précoce ? Réponse en trois études présentées à l’ATS 2024.
La première communication est un suivi de l'étude FULFILL, présentée en 2017, qui comparait la trithérapie en inhalateur unique (furoate de fluticasone/uméclidinium/vilanterol - FF/UMEC/VI), à une association corticostéroïde inhalé/agoniste β 2 à action prolongée (CSI/LABA) et à une bithérapie budésonide/formotérol (BUD/FOR). Ce travail a mis en évidence des améliorations significatives de la fonction pulmonaire, de l'état de santé et des exacerbations de BPCO chez les patients traités par trithérapie. La question de la stabilité de la maladie de ces patients se pose donc. Une double analyse a été menée par D Singh et coll. à la semaine 24, en utilisant deux définitions différentes de la notion de stabilité. Celle qui prenait en compte, entre autres, le score St George's Respiratory Questionnaire (SGRQ) montre que 50 % (n = 454/911) des patients ont atteint une stabilité de la maladie avec FF/UMEC/VI contre 26 % (n = 238/899) avec BUD/FOR. Des résultats similaires ont été observés pour la définition contenant le score CAT, puisque 49 % (n = 445/911) des patients étaient considérés comme stables d'un point de vue pulmonaire. Les patients recevant FF/UMEC/VI sont restés stables pendant une durée médiane de 170 jours contre 30 jours pour BUD/FOR (définition prenant en compte le SGRQ, P <0,001) et 169 jours contre 30 jours (définition incluant le CAT, P <0,001), soit en moyenne 5 fois plus longtemps. Ces résultats confortent les recommandations GOLD 2024 concernant l'utilisation préférentielle de la trithérapie.
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