Prévention des IST par doxy-PEP. Faut-il craindre une montée des résistances de gonocoques ?
La prophylaxie post-exposition par la doxycycline (doxy-PEP) est une avancée majeure dans la prévention des infections sexuellement transmissibles (IST) bactériennes. Mais toute séduisante que soit cette approche validée par l’étude ANRS 174 DOXYVAC à la CROI 2024 et intégrée dans les recommandations, certains y voient une façon de favoriser l’émergence de souches de gonocoques résistants à la doxycycline. A raison ou à tort ? La réponse dans la présentation du Pr Béatrice Berçot (Paris) à la 25ème AIDS Conférence.
La prophylaxie post-exposition (PEP) est un outil important de prévention des IST de cause bactérienne. Un rapport ECDC évoque une montée inquiétante des cas de chlamydioses, gonococcies et syphilis résultant d'un usage de moins en moins systématique du préservatif. A San Francisco, une campagne destinée à encourager la doxy-PEP chez les hommes homosexuels / bisexuels et les femmes transgenres avec des antécédents d'IST ou plusieurs partenaires sexuels, a eu pour résultat de diviser par 2 le nombre de nouveaux cas de chlamydioses et de syphilis. Mais beaucoup ont souligné qu'un usage libre de la doxycycline ne ferait qu'augmenter les résistances au point de limiter les options thérapeutiques (cfr congrès BREACH 20231). Un paradoxe à une époque où on lutte contre l'antibiorésistance. Que faut-il en penser ?
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