Les femmes, grandes oubliées des traitements hypolipidémiants
Lors du Congrès 2024 de l’European Society of Cardiology (ESC 2024) qui s’est tenu à Londres du 30 août au 2 septembre, plusieurs présentations attiraient l’attention sur la santé cardiovasculaire au féminin. L’une des études présentées mettait en évidence de préoccupantes différences liées au sexe en termes de prévention et de prise en charge. Pour résumer : moins d’hypolipidémiants prescrits aux femmes atteintes de SCC, moins bon contrôle de leur LDL-C et risque accru d’événements cardiovasculaires majeurs (infarctus du myocarde, AVC, …). (1)
Présentée le 30 août au congrès ESC 2024, et menée par une équipe internationale (Paris – France, Ferrare – Italie, Glasgow – Royaume-Uni, Katowice – Pologne, Londres – Royaume-Uni), cette étude se fixait pour objectif d'examiner un impact éventuel du sexe dans la gestion du LDL-C.(1)
Les auteurs rappelaient en préambule le rôle crucial d'un bon contrôle du LDL-C dans la prévention d'événements cardiovasculaires récurrents chez des patients présentant des séquelles d'un syndrome coronarien chronique (SCC). Le critère retenu pour évaluer l'influence d'éventuels biais de genre et/ou de réponses spécifiques au sexe aux traitements médicamenteux était les taux de patients au LDL-C dans la cible et les implications en termes de santé cardiovasculaire.
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