Déficits neurocognitifs chez les PVVIH âgés. Souvent non détectés et lourds de conséquences
Plus de 50% des PVVIH aux Etats-Unis, en Australie et en Belgique ont dépassé la cinquantaine. L’infection par le VIH est associée à un vieillissement biologique accéléré qui a mené au développement par l’UZ Gent d’un "Geriatric Care Program" pour les PVVIH ≥ 60 ans. Les premiers résultats sur la fonction neurocognitive ont été présentés lors du BREACH (1).
Le déficit neurocognitif serait présent chez 36% des PVVIH âgés de 55 à 70 ans contre 24% chez les séronégatifs. Plusieurs explications sont avancées comme le neurotropisme accru de certaines souches virales, la prévalence élevée de co-morbidités ou encore une diffusion insuffisante des antirétroviraux dans le système nerveux central. Cette problématique a conduit cette équipe de l'UZ Gent à développer un "Geriatric Care Program" (GeCP) pour tous les PVVIH ≥ 60 ans. Son objectif est d'évaluer l'impact du vieillissement prématuré, identifier les facteurs de risque et proposer des options de suivi multidisciplinaire. Les premiers résultats sur l'évaluation des déficits neurocognitifs ont été présentés lors du BREACH.
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