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Epuration extra-rénale et insuffisance rénale aiguë en réanimation : sept ans de controverses, une perspective

Le recours à l’épuration extra-rénale (EER) ne se discute pas en cas d’indications absolues chez des patients de réanimation avec une insuffisance rénale aiguë. Ce qui se discute depuis 7 ans à grand renfort d’études cliniques est le délai d’initiation de l’EER, précoce ou tardive. Où en sommes-nous en 2023 ? Faut-il modifier la pratique quotidienne ? La réponse du Pr Patrick Honoré, intensiviste néphrologue et chef du département des soins intensifs au CHU Namur, lors du dernier BIWAC / SIZ Joint meeting de ce 16 juin.

 Pr Patrick Honoré, intensiviste néphrologue et chef du département des soins intensifs au CHU Namur

L'insuffisance rénale aiguë (IRA) touche près de 50 % des patients de réanimation et est associée à une morbi-mortalité importante. L'EER est la stratégie de choix dans des indications absolues comme une hyperkaliémie réfractaire, une acidose métabolique sévère, un œdème pulmonaire de surcharge sévère et réfractaire, une anurie ou oligurie extrême (< 50 ml/12 heures) etc. En dehors de ces situations, l'EER intermittente ou continue est proposée. Mais se pose alors la question du moment optimal de l'initiation, précoce, retardée, très retardée, considérant que personne ne peut prédire à 100% l'évolution d'une IRA.

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