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Un enfant sur deux est victime de violence dans le monde, selon un rapport de l'OMS

BRUXELLES 18/06 - Un enfant sur deux subit chaque année des violences physiques, psychologiques ou sexuelles à travers le monde, ressort-il d'un rapport sur la prévention de la violence à l'encontre des enfants dans le monde, publié jeudi par l'OMS, l'Unicef, l'Unesco, le Bureau de la représentante spéciale du Secrétaire général chargée de la question de la violence contre les enfants et le partenariat End Violence. Ces organisations mondiales appellent les gouvernements à agir et alertent sur l'impact "dramatique" du Covid-19 sur la prévalence de ces violences.

Selon le rapport, 40.150 enfants ont été victimes d'homicides en 2017, d'après les derniers chiffres disponibles. On estime également que 120 millions de filles ont subi une forme de contact sexuel forcé avant l'âge de 20 ans. En outre, un enfant sur quatre subit indirectement des violences puisqu'un quart vit avec une mère victime de violences perpétrées par son partenaire intime.

Il apparaît par ailleurs qu'au cours de leur vie, les enfants victimes de violence ont plus de risques d'être atteints de maladies mentales et de troubles anxieux.

"Il n'y a jamais d'excuse pour la violence envers les enfants", a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'OMS. "Nous disposons d'outils pour la prévenir et nous invitons tous les pays à les mettre en œuvre. Protéger la santé et le bien-être des enfants est essentiel à la protection de notre santé et bien-être collectifs, maintenant et pour l'avenir."

Le rapport alerte également sur l'impact dramatique du Covid-19 sur la violence à l'encontre des enfants: la fermeture des écoles, la restriction des déplacements, la perte de revenus et l'isolement ont été néfastes pour eux.

Cette étude évalue le progrès de 155 pays dans le cadre d'INSPIRE, un ensemble de stratégies pour mettre fin à la violence à l'encontre des enfants. Si 88% ont mis en place des lois essentielles pour protéger les enfants contre la violence, seuls 47% ont déclaré qu'elles étaient fortement appliquées.

Par ailleurs, environ 80 % des pays disposent de plans d'action et de politiques nationales, mais seul un cinquième d'entre eux ont des plans entièrement financés ou des objectifs mesurables.

Le manque de financement combiné à une capacité professionnelle insuffisante sont probablement des facteurs qui contribuent à la lenteur de la mise en œuvre de ces plans.

"Ce rapport souligne la nécessité de dégager davantage de fonds pour la prévention de la violence envers les enfants", a déclaré jeudi Najat Maalla, la représentante spéciale chargée de la question de la violence à l'encontre les enfants. "Nous devons faire passer le message que toute violence est évitable." 

 

JJA/BEM/ • Belga