Au Brésil, un clown psychiatre au chevet des accros au crack
SAO PAULO 15/02 - Tous les jeudis, le psychiatre brésilien Flavio Falcone laisse sa blouse blanche au placard: c'est avec un nez rouge de clown qu'il va à la rencontre des toxicomanes de "Cracolandia", surnom donné à un quartier de Sao Paulo investi par les usagers de crack.
"Bonjour Cracolandia!" lance le médecin de 43 ans, vêtu d'une salopette rouge et noire assortie à son chapeau, le visage barbouillé de maquillage blanc et écarlate.
Cela fait une dizaine d'années qu'il travaille dans cette zone du centre de la plus grande mégalopole d'Amérique latine, où les toxicomanes déambulent au milieu des déchets et des immeubles délabrés.
"Le clown représente l'espoir face à l'échec: on rit de lui parce qu'il trébuche, non pas parce qu'il réussit. Ceux qui vivent dans la rue s'identifient à lui", insiste le psychiatre au nez rouge.
Vous désirez lire la suite de cet article ?
Inscrivez-vous