Un jeune médecin explique son choix de devenir médecin de confiance : « Pour soigner, il faut être vivant »
BRUXELLES 22/04 - Les médecins de confiance, disponibles au travers de la plateforme ‘Médecins en Difficulté – Arts in Nood’(*), sont à l’écoute de leurs pairs pour les aider à faire face à leur détresse et à les orienter en fonction de leur problématique. Les médecins assistants candidats spécialistes se trouvent souvent confrontés à de l’épuisement et à une forme de désarroi face à la surcharge de travail, aux horaires prolongés, etc. Rencontre avec un jeune médecin qui a décidé de mettre sa propre expérience au service de ses confrères et consœurs.
Avant de rejoindre ‘Médecins en Difficulté – Arts in Nood' en tant que médecin de confiance, vous avez vous-même été confronté à un burn-out. Quels enseignements en avez-vous tirés ?
« J'ai travaillé sans relâche jusqu'à me sentir déconnecté de mon corps, comme une coquille vide qui continuait de fonctionner telle une machine. J'ai alors appris que le corps ne ment jamais et que si l'on tente d'étouffer notre souffrance trop longtemps, ce corps nous oblige à nous arrêter. Au travers de cette expérience, j'ai compris qu'il était impossible de soigner les autres sans d'abord prendre soin de soi, et qu'il était indispensable de connaître ses besoins et ses limites. Pour soigner, il faut être vivant. Un médecin éteint, dévitalisé, au bord du gouffre n'est plus soignant. C'est un fait et pourtant, je continue d'être effrayé par le nombre de jeunes collègues qui sombrent dans ce même gouffre durant leur parcours d'assistanat, tout en refusant de l'admettre et de s'arrêter pour se soigner. »
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