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Mort subite : pas de bénéfice neurologique à l’oxygénation suboptimale

L’utilisation d’une cible d’oxygénation suboptimale (objectif saturation 90 à 94 %) pour la réanimation des morts subites extrahospitalière augmente le risque de décès par rapport à la prise en charge classique (FiO2 à 100 %) selon les résultats de l’étude australienne et néo-zélandaise EXACT Trial présentés par Stephen Bernard (Melbourne, Australie) au cours de la session Hot Topics du 35 ème congrès ESCIM (1). L’essai a donné lieu à une publication dans le JAMA (2).

Quel est le seuil optimal d'oxygénation à utiliser dans le cadre de la récuscitation des arrêts cardiaques extrahospitaliers ? Cette question se pose en raison des possibles effets délétères neurologiques de l'hyperoxygénation (production de radicaux libres) chez les patients qui récupèrent une circulation sanguine spontanée (ROSC) dans les suites des premiers gestes. 

En Australie en 2019, les secours non médicalisés (mais avec des paramedics formés aux gestes de réanimation) sont intervenus sur 31 778 arrêts cardiaques extrahospitaliers dont 13 664 ont bénéficié d'une ressuscitation : 28 % d'entre eux ont repris une circulation sanguine spontanée et 13 % ont quitté l'hôpital vivants. 

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