VIH et vieillissement : vers une prise en charge multidisciplinaire gériatrique
L’évolution des traitements n’a pas permis d’éradiquer l’épidémie, mais elle a permis aux personnes vivant avec le virus (PLWH) d’atteindre une espérance de vie similaire aux personnes séronégatives. Par ailleurs, un sujet lambda peut être contaminé à un âge avancé. Tout cela fait que la prise en charge doit maintenant intégrer les préoccupations de l’âge dans une approche multidisciplinaire gériatrique. Comment conçoit-on cela en pratique quotidienne ? La réponse du Dr Agnès Libois, chef de clinique dans le service des maladies infectieuses du CHU St-Pierre lors du Spring BREACH meeting.
Voici 25 ans, vieillir ne faisait pas partie du vocabulaire des personnes contaminées par le VIH pas plus que les mots "projet" ou "parcours de vie". En 1996, les > 50 ans ne représentaient que 15% des personnes séropositives. En 2023, plus de 50% ont plus de 50 ans et plus de 20% ont plus de 65 ans. Les patients et les infectiologues ont réalisé que la prise en charge des PLWH avait changé. Au suivi des effets du ART, s'ajoute maintenant la gestion d'une inflammation persistante, des co-morbidités de l'âge (maladies cardiaques, cancers, troubles sexuels, mentaux etc.), des interactions médicamenteuses , le tout prenant la couleur d'une approche multidisciplinaire à vocation gériatrique.
Vous désirez lire la suite de cet article ?
Inscrivez-vous