Les enfants flamands prennent jusqu'à trois fois plus de médicaments contre le TDAH que les enfants wallons
BRUXELLES 19/07 En 2022, 2,1 % des enfants belges âgés de 6 à 17 ans ont consommé des médicaments contre le TDAH, tels que la rilatine et le concerta. Ce chiffre est resté relativement stable depuis 2014. Mais alors qu'en Flandre, 2,9 % des enfants prennent de la rilatine, en Wallonie, ce chiffre est presque trois fois moins élevé, à savoir 1,1 %. À Bruxelles, l'utilisation est encore plus faible : 0,7 %. C'est ce que révèlent les chiffres compilés par l'Agence intermutualiste, une collaboration de caisses d'assurance maladie.
« Le fait que 2,9 % des enfants en Flandre prennent des médicaments n'est pas une indication de surmédication », déclare la psychiatre Frieda Matthys (VUB). Selon elle, l'utilisation moindre de la rilatine est plus probablement due à un sous-diagnostic de l'autre côté de la frontière linguistique qu'à une surconsommation en Flandre.
Le chemin que les enfants francophones et leurs parents doivent emprunter avant d'arriver à un pédopsychiatre est beaucoup plus lourd et difficile à parcourir, selon l'article. Dans l'enseignement néerlandophone, les centres d'orientation scolaire (CLB) ont développé un parcours diagnostique rigide qui se termine par une orientation vers un pédopsychiatre ou un neurologue. Les centres psycho-médico-sociaux (CPMS) francophones sont moins familiarisés avec le TDAH et ne suivent pas le même parcours.
Vous désirez lire la suite de cet article ?
Inscrivez-vous