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Les vaccins contre la pneumonie à pneumocoque doivent être améliorés

Au niveau mondial, la pneumonie reste l'une des principales causes de décès chez les enfants de moins de cinq ans, contribuant à 15,6% de leur mortalité. Depuis le début du siècle, le nombre d'hospitalisations d'enfants pour cause de pneumonie a été pratiquement multiplié par trois au niveau mondial, avec une augmentation rapide en Asie du Sud-est. Ainsi, en 2015, l'Inde représentait 32% de la charge mondiale de pneumonie clinique chez les enfants de moins de cinq ans. Streptococcus pneumoniae (Sp) est un agent étiologique prédominant dans ce contexte, se montrant responsable de 33% des décès par pneumonie et de 18% des cas de pneumonie grave dans le monde. Le vaccin conjugué antipneumococcique (PCV 10-valent ou 13-valent) a été introduit dans 149 pays avec une couverture mondiale estimée à 48% pour la troisième dose. Un chiffre honorable en soi, et qui n'explique donc pas pourquoi le nombre de cas a augmenté tellement.

De nombreuses données montrent que l'acquisition et le portage nasopharyngé du Sp sont la principale source de transmission de la bactérie, son portage étant considéré comme un marqueur de la protection induite par la vaccination. Cette dernière offre une protection directe, en réduisant le portage du sérotype vaccinal, et indirecte, en prévenant la transmission à des contacts non vaccinés. Une étude s'est basée sur le portage nasopharyngé du Sp pour mieux comprendre l'évolution épidémiologique, en analysant les données relatives à des nourrissons recrutés en Inde et au Bangladesh (respectivement 450 et 459) au cours de leur première semaine de vie. Un prélèvement par écouvillon a été réalisé au départ puis à l'âge de 18 et 36 semaines.

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