Carcinome rénal métastatique sous ICI / ITK. Des réponses variables selon les sous-groupes moléculaires
Le taux de réponses objectives pourrait varier en fonction du groupe moléculaire de la tumeur chez des patients avec un carcinome rénal à cellules claires métastatique. C'est la première étude clinique qui démontre l'intérêt de choisir le traitement sur base de ce critère. Les différents groupes sont des entités biologiquement distinctes en lien avec le micro-environnement tumoral.
Des études antérieures ont permis d'identifier chez des patients présentant un carcinome rénal à cellules claires, des tumeurs avec des sous-groupes moléculaires baptisés ccrcc1 à ccrcc4 sur base de données transcriptomiques. Ces sous-groupes sont associés à la sensibilité au sunitinib et à une infiltration immunitaire et angiogénique distincte du micro-environnement tumoral. Ainsi les tumeurs moins répondantes aux TKI ont un environnement tumoral peu inflammatoire et peu infiltré (ccrcc1) ou inversement très inflammatoire et très infiltré, avec une forte expression de marqueurs liés aux points de contrôle immunitaires (ccrcc4). En revanche la moitié des tumeurs répondantes au sunitinib sont quant à elles associées à une importante angiogenèse et à un micro-environnement immunitaire très inflammatoire (ccrcc2). Enfin, on retrouve également un plus petit groupe de tumeurs avec une bonne capacité de réponse au sunitinib, avec des caractéristiques moléculaires et pathologiques proches d'un tissu rénal normal (ccrcc3).
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