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Mélanome avancé et réponse à l'immunothérapie : une revue critique de l'influence du microbiote intestinal

Aujourd'hui, tout le monde s'accorde pour dire que la composition du microbiote intestinal est associée à la réponse à l'immunothérapie mais les avis divergent quant aux espèces bactériennes qui pourraient de façon reproductible induire un bénéfice clinique. Une nouvelle étude a collationné les résultats de 5 cohortes observationnelles menées au Royaume-Uni et aux Pays-Bas depuis 2018. Si les résultats confirment le lien entre le microbiote et la réponse à l'immunothérapie, en revanche aucune espèce bactérienne en particulier ne peut être considérée comme un biomarqueur fiable de la réponse aux ICI.

Aujourd'hui plus de 50% des patients avec un mélanome traité par des inhibiteurs de points de contrôles immunitaires (ICI) sont vivants après 5 ans. Mais il n'en reste pas moins qu'un nombre significatif de patients ne répond pas pour des raisons qui ne sont pas toujours explicables. C'est l'expression du PD-L1 (programmed death ligand-1) par les cellules tumorales évaluée par immunohistochimie sur une biopsie tissulaire qui sert de marqueur prédictif de réponse aux ICI mais sa précision ne dépasserait pas 60% à 75%. Ce qui revient à dire qu'un certain nombre de patients sont inutilement mis sous ICI et en subissent les effets secondaires. Dans ce contexte, d'autres biomarqueurs prédictifs de réponse sont recherchés et parmi eux, la composition du microbiote intestinal est un bon candidat. Dans le cancer bronchique notamment, le lien a été fait entre la bactérie Akkermansia muciniphila et la réponse objective ou la survie sans progression. Qu'en est-il dans le mélanome ?

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