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Cancer rénal sous immunothérapie : le paracétamol pourrait influencer la réponse

La réponse aux inhibiteurs de points de contrôles immunitaires semble affectée par des co-médications telles que les immunomodulateurs, les corticoïdes, les antibiotiques et les inhibiteurs de la pompe à protons. A cette liste de suspects s'ajoute aujourd'hui le paracétamol au terme de cette analyse poolée qui a inclus notamment 297 patients avec un cancer rénal. Des taux plasmatiques d'acétaminophène et / ou de son métabolite sont indépendamment associés à une moins bonne survie sans progression et une moins bonne survie globale.

Les inhibiteurs de points de contrôles immunitaires (ICI) sont aujourd'hui largement utilisés dans le traitement des cancers du poumon, du rein et du mélanome pour ne citer que les principaux. En parallèle, le paracétamol (acétaminophène ou APAP) en monothérapie ou en association est le traitement de première ligne pour soulager la douleur associée. Des études antérieures ont montré que cet analgésique pouvait avoir un effet immunomodulateur négatif et contrecarrer une réponse vaccinale, amenant l'OMS à déconseiller dès 2015 son usage en pré-vaccination. Sur cette base, cette équipe française a voulu vérifier chez des patients sous APAP, l'ampleur de la réponse aux ICI en terme de survie sans progression (SSP) et de survie globale (SG).

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