Cancer bronchique non à petites cellules avancé : une option pour les patients résistants à l'immunothérapie ?
Une sous étude de l'étude de phase II Lung-MAP apporte une solution aux patients avec un cancer bronchique non à petites cellules avancé, résistants aux inhibiteurs de points de contrôle immunitaires. L'association d'un anti-PD1 avec un inhibiteur du récepteur du VEGF de type 2 améliore significativement la survie globale médiane avec 14,5 mois vs 11,6 mois sous traitement de référence. La tolérance est acceptable avec des effets secondaires reliés au traitement de grades ≥ 3 chez 42% des patients vs 60% sous traitement de référence.
Le traitement du cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC) métastatique inclut les anti-PD-1/PD-L1 en monothérapie ou en association avec un anti-CTLA4. Malheureusement un certain nombre de patients deviennent résistants et peu d'options thérapeutiques leur sont proposées. Par ailleurs, des études antérieures ont montré qu'associer un inhibiteur de récepteurs du VEGF (Vascular Endothelial Growth Factor) à un anti-PD1 est bénéfique notamment dans le cancer rénal avancé avec l'axitinib + le pembrolizumab. Dans le CBNPC, l'étude IMPower 150 a été la première à démontrer une amélioration de la survie sans progression (SSP) et de la survie globale (SG) en associant le bévacizumab à un anti-PD1 et chimiothérapie. D'où l'idée de cette nouvelle étude qui a associé un anti-PD-1, le pembrolizumab, à un anti-récepteur du VEGF (Vascular Endothelial Growth Factor) de type 2, le ramucirumab, chez des patients avec un CBNPC avancé en progression antérieurement traité par ICI et un doublet de chimiothérapie à base de Pt.
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