Polycythemia vera Un nouveau traitement implique le gène suppresseur P53
C'est peut-être une nouvelle cible thérapeutique qui se profile à l'horizon dans la maladie de Vaquez, en particulier chez des patients résistants ou intolérants à l'hydroxyurée. L'inhibition d'une ubiquitine ligase à l'origine d'une régulation négative du gène immunosuppresseur P53 amène une réponse hématologique complète, une diminution du volume splénique et une réduction de plus de 50% du score total des symptômes. Le bémol est la tolérance, mais on peut espérer qu’elle sera améliorée par des ajustements de doses…
Dans la polycythemia vera (PV), l'absence de réponse à un traitement de première ligne comme l'hydroxyurée ou un inhibiteur de JAK fait craindre une évolution péjorative vers une myélofibrose ou une leucémie aiguë, assortie d'un risque de thrombose. Dans ce contexte, une ubiquitine ligase E3 (MDM2) apparaît comme une nouvelle cible thérapeutique prometteuse du fait qu'elle régule négativement le gène suppresseur de tumeurs P53. La molécule évaluée est l'idasanutline (IDA), un antagoniste de MDM2. Dans la PV, des études précliniques ont montré sous IDA, une augmentation de l'activité du gène P53 et de ses médiateurs, avec pour résultat une diminution de la charge allélique JAK2V617F.
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