Cancer du sein : l'aménorrhée induite par la chimiothérapie majoritairement résolutive en 4 ans
Près de 83 % des femmes non-ménopausées et traitées pour un cancer du sein localisé présentent une aménorrhée dans les 12 mois suivant le diagnostic. En revanche, 4 ans après, 74 % des patientes de moins de 40 ans ont retrouvé un cycle menstruel. C’est l’une des conclusions de l’étude prospective longitudinale tirée de la cohorte française CANTO, présentée lors du congrès de l'European Society for Medical Oncology (ESMO) qui a exploré les facteurs liés à l’absence de règles et analysé son impact sur la qualité de vie. Les résultats indiquent également qu’une aménorrhée chimio-induite persistant 4 ans après le diagnostic est associée à un impact négatif sur la santé sexuelle, la fonction cognitive et à davantage d’effets secondaires de la chimiothérapie.
L'analyse présentée par Rayan Kabirian de Gustave-Roussy s'inscrit dans la perceptive d'« après-cancer du sein ». Elle est fondée sur 1 676 femmes non ménopausées (âgées de 18 à 50 ans) extraites d'un total de 12 000 patientes de la cohorte CANTO (CAncer TOxicities). Parmi ces patientes, 91% avaient reçu une chimiothérapie combinant antracycline et taxane avant ou après la chirurgie. Les autres étaient sous l'une ou l'autre des molécules. Par ailleurs, 75% des patients ont été traitées par hormonothérapie et 25% par traztuzumab (cancers du sein HER2+). L'étude proposait des évaluations à un an, deux ans et quatre ans après le diagnostic.
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