Gradient Nord-Sud de la SEP : et si c’était simplement lié à l’écart de moyens entre les différents systèmes de santé ?
On le pensait lié à la vitamine D ou à des causes génétiques, mais le gradient Nord-Sud observé dans la prévalence de la sclérose en plaques (SEP) pourrait aussi être en partie dépendant des dépenses de santé nationales, selon une étude américaine publiée dans Neurology. Autrement dit, il n’y a pas que l’exposition solaire qui influe sur la prévalence des diagnostics de SEP, il y a aussi – et peut être surtout – la question de l’accès aux soins. Une conclusion qui semble assez instinctive, mais qui n’avait encore jamais été formellement prouvée.
Près de 2,8 millions de personnes souffrent de SEP dans le Monde avec de fortes variations régionales. Il semblerait en effet que plus on se rapproche de l'équateur, moins le risque de maladie est net. Ce gradient s'observe aussi à l'échelle nationale et il a été attribué à l'exposition au soleil et au taux de vitamine D.
Mais Soonmyung Hwang et coll. (Baltimore, Etats-Unis) ont souhaité aller plus loin que cette simple constatation. Le niveau de santé global des populations suit lui aussi en effet un gradient de latitude, qui augmente en s'éloignant de l'équateur, ce qui suggère qui d'autres facteurs sociodémographiques, environnementaux ou structurels pourraient influer sur la prévalence de certaines maladies dont la SEP.
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