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Retarder la poussée de quelques heures peut-il être bénéfique à l’accouchement ?

Selon une récente étude (1), un délai de 2 à 3 heures entre le diagnostic de dilatation cervicale et la poussée réduirait le recours à une intervention médicale (instrumentale ou césarienne) durant la phase de poussée de l’accouchement chez les femmes nullipares à faible risque. En effet, une femme sur 3 pourrait nécessiter plus de trois heures entre la dilatation complète et la délivrance spontanée. Ce délai n’augmenterait pas la morbidité maternelle ou néonatale.

Pourquoi est-ce important ?

Les pratiques concernant l'accouchement varient à travers le monde, et le délai avant l'effort de poussée reste fortement controversé. 

Méthodologie

Cette étude a comparé l'impact sur le mode d'accouchement et les paramètres périnataux de deux stratégies de prise en charge passive de l'accouchement : soit une poussée retardée de 3 heures (maternité A) ou de 2 heures (maternité B) après le diagnostic de dilatation cervicale complète. Cette étude a été menée dans deux maternités parisiennes à partir de mères nullipares arrivées au terme d'une grossesse (≥37 semaines) d'un fœtus unique en position céphalique et sous péridurale. Toutes avaient reçu le diagnostic de dilatation cervicale complète.

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