Mal épileptique réfractaire de novo : des cytokines inflammatoires prédictives du pronostic
Cette nouvelle étude1 montre pour la première fois qu’une augmentation des cytokines liées à l’immunité innée serait corrélée à un mauvais pronostic à court et à long terme chez des patients atteints d’un état de mal épileptique réfractaire de novo. Les résultats confirment tout l’intérêt d’une thérapie ciblée chez ces patients, en espérant que ces biomarqueurs permettent également d’estimer les capacités de récupération neurologique.
Le NORSE (New-Onset Refractory Status Epilepticus) se définit comme une crise épileptique persistant pendant plusieurs heures ou plusieurs jours, sans cause structurelle, toxique ou métabolique identifiable chez des personnes sans antécédents neurologiques et associée à une décharge continue de neurotransmetteurs par les neurones du foyer épileptique. Les conséquences pour le patient sont sévères, justifiant une prise en charge en réanimation sous peine de séquelles neurologiques importantes sur le long terme. L'étiologie n'est pas élucidée si ce n'est qu'une infection préalable (febrile infection-related epilepsy syndrome) ou une tumeur ont été associées au NORSE.
Vous désirez lire la suite de cet article ?
Inscrivez-vous