Polyarthrite rhumatoïde et prévention cardiovasculaire primaire : bon rapport bénéfice/risque des statines
Parmi les effets indésirables des statines largement prescrites depuis la fin des années 80 dans le traitement de l’hypercholestérolémie, figure désormais l’induction possible d’un diabète. Ce risque évoqué dès 2012 et conforté par les données de pharmacovigilance, qui semble plus élevé avec certaines statines (atorvastatine et simvastatine notamment), est cependant modeste et ne remet pas en question leur rôle dans la prévention de la maladie cardiovasculaire (MCV), même en cas de diabète. La polyarthrite rhumatoïde (PR) est associée à une augmentation du risque cardiovasculaire, au point d’exiger des mesures de prévention primaire particulièrement drastiques impliquant le recours aux statines en cas d’élévation pathologique des taux plasmatiques de LDL-cholestérol.
Une cohorte de plus de 5 000 patients atteints d'une PR
Le rapport bénéfice/risque de cette stratégie a toutes les chances de rester favorable en dépit de l'effet diabétogène des statines : cette hypothèse est quelque peu confortée par les résultats d'une étude de cohorte rétrospective dans laquelle ont été inclus 5 296 patients atteints d'une PR diagnostiquée entre 1989 et 2018 et sélectionnés à partir d'une base de données britanniques, la UK Clinical Practice Research Datalink.
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