Corticothérapie anténatale : des risques d’infection qui appellent à la prudence
L’administration de corticoïdes chez les femmes ayant un risque d’accoucher prématurément pourrait être délétère pour l’enfant né à terme. C’est ce que suggère une large étude observationnelle taïwanaise, qui montre que la corticothérapie prénatale préventive est associée à un risque plus important d’infection grave chez un enfant né à terme, comparativement à un enfant né prématurément, au cours des 12 premiers mois de vie (1).
Publiée simultanément dans le BMJ, une méta-analyse canadienne portant sur plus d'1,6 million de naissances révèle que 40% des enfants exposés aux corticoïdes in utero sont finalement nés à terme (2). « Compte tenu de la proportion élevée d'enfants exposés qui naissent à terme après une exposition précoce aux corticostéroïdes anténataux et des préoccupations sur les risques associés, il apparait raisonnable d'être plus prudent dans le recours à la corticothérapie anténatale », ont commenté les auteurs canadiens.
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